Reso 62-59 se met en quatre pour apporter une solution aux travailleurs saisonniers et employeurs de l’hôtellerie et de la restauration

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mardi 11 juin 2013 – 11:26:58 – Affiché 45 fois

Reso 62-59 a lancé sa campagne sur l’emploi saisonnier à Wimereux.

Difficile de recruter rapidement et efficacement quand on est un professionnel de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme. Faute de temps et de savoir-faire en matière de ressources humaines parfois. Pas facile non plus de se faire une place au soleil quand on travaille en tant que saisonnier dans ces mêmes branches d’activité. Ce constat, plusieurs professionnels du Boulonnais, du Calaisis, du Dunkerquois, du Montreuillois et de l’Audomarois en ont pris conscience il y a quelques années et y ont réfléchi avec la Maison de l’emploi de Boulogne et l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie).

Ainsi est né en février 2012 le groupement d’employeurs Reso 62-59 hébergé au sein de « Réussir ensemble, l’emploi du Boulonnais » et par ailleurs membre de Reso France qui compte une vingtaine d’implantations dans le pays depuis sa création en 2003. Aujourd’hui, la structure animée par Céline Sarrazin, elle-même ancienne restauratrice, et une assistante récemment recrutée, qui avait démarré avec une douzaine employeurs très motivés, regroupe une cinquantaine d’entreprises adhérentes, dont 34 dans le Pas-de-Calais (la Côte d’Opale principalement) et 16 dans le Nord. Un effectif qui selon Mme Sarrazin doit encore augmenter prochainement grâce au bouche à oreille et aux efforts d’information réalisés.
En sa qualité de président national des Saisonniers et de la région UMIH Nord, le Touquettois Thierry Grégoire, élu président de Reso 62-59 par ses confrères, était bien placé lundi matin à l’Hôtel du Centre de Wimereux pour rappeler l’intérêt d’un tel groupement, aussi bien pour les employeurs que pour les salariés. Les premiers se trouvent soulagés des démarches et du temps passé lors des recrutements parfois en urgence, des établissements des fiches de paie et autres travaux administratifs. Les seconds savent qu’en passant par la structure ils sont assurés de travailler dans de bonnes conditions, dans le respect des conventions collectives et des grilles de salaire. « Nous sommes très exigeants sur la motivation, sur la qualité et sur la situation de nos adhérents » souligne Thierry Grégoire, manière d’insister sur le sérieux des entreprises du groupement d’employeurs.
Des employeurs qui sont souvent confrontés à des besoins spécifiques de main d’œuvre. Pour toute une saison quelquefois, pour des remplacements en urgence, pour faire face à des pics d’activités aussi. Imaginons que le soleil revienne en force sur la Côte d’Opale dans les prochains jours et que la fréquentation des établissements augmente. Il va falloir assurer. « Pas de problème, nous sommes prêts car nous avons constitué un vivier de candidats, grâce en particulier aux réseaux sociaux, à Internet et au bouche-à-oreille » rassure Céline Sarrazin.

De la mer à la terre
Après avoir débuté sur la Côte d’Opale, de Berck à Dunkerque, partie de la région grande consommatrice de travailleurs saisonniers d’avril à septembre, le groupement d’employeurs a ouvert une antenne dans la métropole lilloise où là aussi le besoin de main d’œuvre saisonnière est important, notamment à l’approche de la fin d’année. Autant dire qu’il y a une certaine complémentarité entre les deux territoires, ce qui peut permettre de proposer à un salarié un emploi à temps partagé. On peut imaginer un saisonnier, en cuisine par exemple, œuvrant à la belle saison sur la côte et en région lilloise à période hivernale, le tout en CDI. La même chose est envisageable pour des serveurs, réceptionnistes, femmes de chambre ou alors un agent de maintenance travaillant en temps partagé pour plusieurs hôteliers de la région. Ce dernier exemple est l’un des objectifs de Reso 62-59 pour cette année.
Ça peut même parfois déboucher sur un CDI. Benoît, aujourd’hui cuisinier à l’Hôtel du centre à Wimereux chez M. et Mme Boulanger connaît ce bonheur depuis quelques mois. Le groupement a permis à l’hôtelier-restaurateur de le tester sans aucun risque pendant trois mois (c’était alors Reso 62-59 son employeur) avant de l’embaucher définitivement.
Des parcours qui satisfont pleinement le président de Réussir ensemble, Hervé Hénon, lequel a rappelé que « mettre en place un groupement d’employeur, ce n’était pas gagné d’avance ».

Reso 62-59, 4 allée Boieldieu à Boulogne-sur-Mer. Contact : Céline Sarrazin, tél. 06 66 31 93 46, reso6259@resoemploi.fr, ou www.reso6259.fr
 

Texte et photo : Bernard Queste

URL courte : www.echo62.com/actu3606

 

 

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