Les restaurateurs l'attendent pour gagner du temps, le Ticket Restaurant electronique

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Le bon vieux titre restaurant en papier bientôt remplacé par une carte à puce ? Pour un grand nombre de pays, émergents en particulier, c’est déjà une réalité. Chez Edenred, le leader mondial des services prépayés aux entreprises, le volume d’émission dématérialisé atteignait déjà 41 % à fin 2011 contre 30 % en 2009. Et l’objectif est fixé à plus de 70 % en 2016.

En France, en revanche, le fonctionnement des titres restaurants est régi par une loi datant de … 1962, une époque où le numérique, et les possibilités qu’il offre, n’existait pas. Pourtant, chez Edenred plus d’une vingtaine de salariés travaillent sur le projet. Et le groupe a bon espoir de parvenir à une solution dès l’année prochaine.

Pour l’heure, des discussions sont en cours entre les différentes parties intéressées par un changement de la législation : pouvoirs publics, syndicats, associations de consommateurs, prestataires, etc.

C’est qu’il s’agit de résoudre une foule de questions : pourra-t-on utiliser l’équivalent d’un, deux ou plusieurs titres en une seule fois ? seulement la semaine ou le week-end ? la carte sera-t-elle à puce ou à piste ? où sera-t-elle délivrée ? comment la recharger ?

Des avantages multiples pour tout le monde

Passer du ticket à la carte offre de multiples avantages. Il va d’abord simplifier la vie de tous ceux qui les voient passer entre leurs mains entre le moment où ils sont imprimés et celui où il retourne chez Edenred pour encaissement : l’employeur qui assure leur distribution et donc les risques de fraude ou de malversation qui vont avec, le salarié qui doit veiller à ne pas perdre son carnet et le restaurateur qui en manipule des centaines voire des milliers tous les mois parmi lesquels des… faux.

En dépit de l’avantage financier qu’il tire des tickets égarés – tous les ans, la valeur de chaque Ticket-Restaurant non utilisés l’année précédente rentrent directement dans ses caisses – Edenred trouve aussi son compte dans cette dématérialisation : “L’innovation amène la croissance”, souligne Jacques Stern, le président. Ainsi, en Espagne, où les premiers programmes à carte ont été lancés en 2010, l’activité a augmenté de 7 % en 2011.

Les développements sont infinis ou presque. Pour l’heure, il ne s’agit que de ce qu’on appelle le business to business. Mais demain ? Pourquoi ne pas imaginer, que, dans quelques années que le gouvernement verse l’allocation de rentrée scolaire sous forme de carte qui ne permettrait d’acheter, par exemple, que les livres destinés à l’enfant.

un article du journal CHALLENGES

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