Après l’installation de KFC, Dominique Beaulieu investit un million dans des travaux Fast food : la riposte de Mac Do

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Dominique Beaulieu n’est pas du genre à rester les bras croisés. Un concurrent marche sur ses plates bandes de la restauration rapide ? Il riposte.
Quand Quick sort de terre à l’ombre du Cinéville en 2001, le propriétaire du premier Mac Do de Vendée investit et double sa surface d’accueil. KFC, n° 3 mondial du secteur, s’installe en septembre dernier, sur un emplacement de choix, au rond-point des Etablières, avec 85 embauches à la clé ? Qu’à cela ne tienne, dix mois plus tard, le propriétaire de quatre établissements (lire ci-contre) sort le carnet de chèque et investit un million d’euros dans la rénovation et la modernisation de son restaurant phare (détails ci-dessous). « La concurrence, c’est stimulant et l’arrivée de KFC a été le déclic. Réagir fait aussi partie du business », assure, serein, le chef d’entreprises. Il reconnaît toutefois que le spécialiste du poulet frit a engendré une baisse de chiffre d’affaires de 5 %. « Ça rentre dans l’ordre. Il y a eu un effet curiosité bien normal, mais je ne crois pas que nous soyions réellement concurrents : ils sont sur un créneau très spécifique, celui du poulet ».

Et en centre-ville ?

Au lancement de son restaurant route de Nantes, en 1995, Dominique Beaulieu était seul dans la place. Les Flâneries n’existaient même pas. Dix-neuf ans plus tard, il a deux unités et deux concurrents (Quick et KFC) à La Roche. « C’est plutôt bon signe. Il y a de la place pour tout le monde », pense l’intéressé. Et pour d’autres initiatives ? Et dans le centre-ville ? « Rien n’est fermé, mais Mc Donald’s n’ouvre plus de restaurant sans drive. Le drive représente environ 60 % de notre chiffre d’affaires », analyse Dominique Beaulieu qui verrait plutôt des satellites, sortes de sandwicherie-café Mac Do, fleurir dans les cœurs de villes.
Manuel Rodriguez

Le plus moderne de l’Ouest ?

« Ça faisait dix ans que je n’avais pas touché au restaurant, explique Dominique Beaulieu. Là, on met le paquet ». Du sol au plafond, le propriétaire repense entièrement son Mc Donald’s Roche nord. Un chantier qui va s’étaler jusqu’au 11 juillet, date de la réouverture*.

Service à table et embauches

Au total, le restaurant va passer de 250 à 500 m2 et offrir 181 places assises « Ce sera le plus grand de l’Ouest », sourit Dominique Beaulieu qui a décidé de modifier tout le décor et le mobilier. La façade, aussi, va être revue : place au bois et aux couleurs vertes et jaunes.

Ces améliorations, l’ancien président de l’association des restaurateurs yonnais les met au service d’une nouvelle philosophie : le service à table. Désormais, vous commandez à une borne, réglez en caisse et un serveur vous apporte le plateau.

Autre innovation : easy drive, « utilisée en avant-première dans l’Ouest ». Le principe ? On commande via son smartphone ou internet et on retire ses achats, soit à l’intérieur, soit au drive, soit à un emplacement réservé.

Onze CDI dont un temps plein devraient s’ajouter aux 82 salariés du restaurant des Flâneries.

* Le drive continue à fonctionner le temps des travaux.

Dominique-Beaulieu-Mac-Do

250 salariés, 15millions de chiffre d’affaires

Franchisé indépendant, le Rennais Dominique Beaulieu possède quatre restaurants Mc Donald’s en Vendée. Il a ouvert celui des Flâneries en 1995 puis, trois ans plus tard, au Château-d’Olonne. Roche sud, route de la Tranche, a suivi en 1999 et enfin Luçon en 2001.

Il est sur les rangs pour prendre en main l’établissement qui va ouvrir à Chantonnay (le 11e de Vendée) en décembre 2014. Ses quatre enseignes génèrent un chiffre d’affaires hors taxe de quinze millions d’euros, dont cinq pour le seul restaurant des Flâneries qui, à titre indicatif, a réalisé 360000 transactions lors des douze derniers mois. Dominique Beaulieu emploie 250 personnes en CDI dont un quart est à temps plein.

La Roche-sur-Yon, 85
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