Bienvenue à TEO JASMIN , chez RESO 45

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Angeline Bailly, créatrice et designer de la marque Téo-jasmin, est sur le point d’ouvrir un restaurant. Son objectif : assister les autistes et leurs proches.

Interview
On s’éloigne de la marque de vêtements et décoration. Quel est votre objectif ? Dans le cadre du fonds de dotation Téo-jasmin créé en avril, je vais ouvrir un restaurant participatif sur la place du Martroi, en centre-ville de Beaugency, à la fin du mois. Au début, il fonctionnera comme un restaurant commercial classique (avec des menus « jeunes », « famille », « gastronomie » selon les jours), mais j’espère y accueillir des personnes atteintes d’autisme. Puis, au bout d’un an environ, quand j’aurai stabilisé l’activité, je compte prendre également des autistes comme salariés.

Quel sera le rôle de ce fonds de dotation ? Il ne s’agit pas seulement d’avoir un restaurant, mais aussi un endroit convivial pour mieux faire connaître ce handicap afin qu’il soit mieux accepté. Je prévois d’organiser des animations, des mini-conférences, en recevant des conférenciers, mais aussi des parents concernés, des citoyens…

D’où vient votre sollicitude pour les autistes ? En connaissez-vous personnellement ? Non, pas vraiment, mais il y a longtemps que j’ai envie de faire de la philanthropie. J’avais déjà oeuvré dans le monde associatif, et je m’étais promis que quand mon activité serait stable, j’agirais pour l’intérêt général. Pour l’instant, les bénévoles sont les gens de l’équipe commerciale Téo, les proches et les amis, mais j’espère que d’autres se joindront à nous.

Pourquoi l’autisme, alors ? Parce que sur le marché français, il y a un réel besoin de faire évoluer les choses et d’apporter des solutions. Il y a de plus en plus d’autistes, et la France n’a pas assez de structures adaptées, pas comme dans d’autres pays. J’ai été vraiment touchée par le livre « Louis, pas à pas » de Francis Perrin, qui raconte la vie de son fils autiste.

Comment articulez-vous vos différentes activités ? Le holding Téo-cassis détient à la fois la boutique Téo-and-Co (où est vendue la marque Téo-jasmin) et le fonds de dotation Téo-jasmin. Il permettra d’assurer un flux financier de la boutique vers le fonds de dotation et le restaurant. Le but n’est pas de faire de l’argent, mais il faut que l’établissement soit stable pour assurer son rôle philanthropique.

Propos recueillis
par Caroline Bozec

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