Hôteliers et agents immobiliers portent plainte contre Airbnb

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800 professionnels du tourisme et de l’immobilier viennent de déposer une plainte avec constitution de partie civile contre les plateformes de location touristique entre particuliers. Ce combat de longue haleine semble loin d’être fini.

Les professionnels du tourisme et de l’immobilier ont déposé cette plainte, considérant que les plateformes comme Airbnb jouent un rôle d’intermédiaire immobilier, tout en s’exonérant des obligations et réglementations qui y sont liées. Un des motifs de cette plainte est la violation des plateformes comme Airbnb ou Le Bon Coin de la loi Hoguet. Le dépôt de cette plainte indique une volonté de passer à la vitesse supérieure de la part de ces professionnels.

Près de 800 plaignants

C’est près de 800 plaignants qui ont déposé ce lundi matin au parquet de Paris une plainte avec constitution de partie civile contre les plateformes d’intermédiation et de location de meublés touristique en ligne. Plusieurs lobbys hôteliers (AhTop, GNI-Synhorcat) et immobiliers (Fnaim, SNPI, et Unis) se sont joint à ces professionnels. Airbnb n’est pas le seul visé, il y a également Abritel, HomeAway et HouseTrip par exemple.

Les motifs de plainte

Voici quelques uns des motifs de plainte des professionnels sus-cités : l’absence d’immatriculation obligatoire sur ces plateforme (infraction au code du tourisme), le non-respect par certaines de ces plateformes des règles sur les services de paiement en collectant des fonds sans avoir obtenu d’agrément, mais également une application approximative des règles liées aux activités d’assurance (concernant les garanties offertes aux loueurs).

Les villes y voient des enjeux touristiques

Plusieurs villes autour du monde se penchent sur cette économie collaborative qui représente une véritable opportunité touristique pour elles. Après Berlin, Barcelone, San Francisco et New-York, c’est Londres qui vient de négocier avec Airbnb une limite de 90 jours de location maximale par an. À Amsterdam, cette limite est fixée à 60 jours, contre 120 jours en France.

Cette limite moins stricte en France peut s’expliquer par un enjeu touristique bien plus important, avec un secteur qui a été touché par les attentats. L’objectif du gouvernement en matière de tourisme est clair : passer de 85 millions de visiteurs en 2015 à 100 millions d’ici 2020. Et le gouvernement semble voir en ces plateformes de locations saisonnières la solution pour atteindre cet objectif.

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