Vers un ticket RESTO virtuel

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Les derniers chiffres communiqués par L’Association Professionnelle des Émetteurs de Titres De Services (APETDS) concernant l’usage du titre restaurant confirment l’engouement des entreprises pour ce produit. Financé conjointement par l’employeur et le salarié, le chèque restaurant, accepté par près de 185 000 établissements de restauration, offre une grande variété de choix à l’employé en matière de restauration. En décembre 2010, la ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde avait émis le souhait d’élargir la capacité du chèque restaurant au paiement des fruits, des légumes et des produits laitiers. Aujourd’hui, le processus de modernisation se poursuit avec la possible dématérialisation du titre restaurant : aubaine ou leurre pour les écologistes ?

Le titre restaurant numérique, émis en format papier actuellement, devrait arriver en France comme cela est déjà le cas depuis plusieurs années en Amérique Latine. Selon Jacques Landriot, président du Groupe Chèque Déjeuner, numéro deux en France sur ce marché, la «dématérialisation totale aura lieu […] d’ici à 2013». En effet, avec plus de 665 millions de repas payés et plus de 680 millions de titres restaurant qui circulent chaque année, le processus de dématérialisation de ce véritable avantage social devra être adoptée par les 122 000 entreprises.

Afin que la mise en place de cette innovation soit un succès, les points de vente devront s’équiper pour accueillir les nouveaux titres restaurant dématérialisés. Un consensus entre les principaux acteurs des titres de paiement en France, sur des terminaux uniques permettrait de renforcer ce nouveau système de chèque repas.

Le titre restaurant dématérialisé aura t-il le succès escompté auprès du public ? La tradition et les pratiques quotidiennes, ancrées au coeur des moeurs dans la société française, peuvent être un frein à ce projet du Ministre de l’Economie et des Finances. Ce changement surviendrait suite à de nombreux bouleversements du titre de paiement l’année passée mais offrirait la sécurité aux utilisateurs. Bénéficiant d’exonérations sociales et fiscales avec le ticket repas, l’employé pourra payer, dans les mois ou les années à venir, ses achats avec une carte à puce et contribuer, en amont, au respect de l’environnement.

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Directrice générale de Reso France, Marie partage avec vous l'actualité de l'emploi et des ressources humaines.