Des idées contre la morosité à Calais

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PUBLIÉ LE 17/01/2015 Nord Littoral

Christophe Auchedé, patron du London Bridge, multiplie les petites initiatives pour animer son commerce. Un vrai rempart contre la morosité.

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Le commerce a connu des heures meilleures. Christophe Auchedé, qui a repris le London Bridge, sur la place d’Armes, en sait quelque chose. Mais plutôt que de se laisser gagner par le fatalisme, il innove.

Les idées de Christophe Auchedé, ce sont des petites choses qui donnent un relief immédiat à sa brasserie. Des chaînes de restaurants bien connues attirent les familles en mettant des jeux à disposition ; lui prête des trottinettes et voitures et des voitures télécommandées. Zingaro donne son spectacle à Calais, il crée un menu spécial. La coupe du monde de football bat son plein, il fait installer un écran de 3 mètres sur 9 devant sa terrasse : « Et pourtant je ne suis pas très foot… » confesse Christophe Hochedé. Mais ses places en terrasses étaient toutes réservées d’avance, et même les promeneurs et les clients d’autres établissements ont profité du grand écran.

En 2013, il a fait appel à Bernard Boutboul un consultant en restauration : « Sur ses conseils, on a refait la façade, et on a allégé notre carte. ça m’a permis de mieux maîtriser mes stocks et d’améliorer mes marges. » Dans une publication professionnelle parue en décembre, un long article est consacré à Gérard Boutboul. Entre autres conseils, il suggère aux patrons de restaurant d’essayer « l’addition 421 ». Le principe est simple : celui qui réalise 421 en un lancé de dés ne paie pas son addition. Cette idée, toute simple, est de Christophe Auchedé. Beau joueur, il est plutôt flatté que le consultant en fasse ainsi la promotion. Au London Bridge, deux clients à ce jour ont eu la main heureuse.

Christophe Auchedé est un optimiste, un enthousiaste. Il est très attaché à l’ambiance chaleureuse de son établissement : « J’ai des commerciaux en clients réguliers. Ils font toute la France et ils me disent qu’ils ne trouvent plus cette ambiance ailleurs. C’est un beau compliment. »

Un futur président ?

Le jour de notre passage, il y avait des cailles sur l’ardoise, une volaille qui se fait rare dans les brasseries. A dix euros, avec entrée et dessert maison, cela fait un menu très compétitif et le patron n’est pas peu fier de sa pizza : « Notre pizzaiolo est là depuis douze ans, et il s’est fait une belle réputation. A tel point que certains clients fidèles préfèrent commander autre chose quand il est en congés… »

Le patron du London Bridge a un bon profil pour succéder à Dominique Régnier à la présidence des Toqués sans Cravate : « Les anciens me poussent un peu à prendre cette présidence, d’autant qu’il n’y a pas beaucoup de volontaires. En attendant, c’est ma femme qui n’est pas ravie. Elle trouve déjà que j’en fais beaucoup trop… Mais on verra bien. » Les Toqués voteront le 26 janvier.

Grégory FAUCQUEZ

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Responsable de Reso 62-59, Céline partage avec vous l'actualité de l'hôtellerie-restauration dans le Nord.