Le crillon et le plaza vont aussi se rénover selon le figaro

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INFO LE FIGARO – L’ouverture d’une nouvelle génération de «palaces» a bouleversé comme jamais le petit monde de l’hôtellerie de luxe à Paris.

L’ouverture d’une nouvelle génération de «palaces» à quelque mois d’intervalle, Le Royal Monceau (inauguré le 18 octobre 2010), Shangri-La (17 décembre 2010) et Mandarin Oriental (28 juin 2011), a bouleversé comme jamais le petit monde de l’hôtellerie de luxe à Paris, obligeant les palaces les plus anciens à une sérieuse remise en question. Dans ce contexte inédit, Le Ritz n’est pas le seul à devoir fermer pour travaux.

Selon nos informations, Le Crillon, récemment vendu par Starwood Capital à l’un des descendants de la famille royale saoudienne, envisage de fermer au cours du deuxième semestre 2012, probablement aussi pour une durée de deux ans. La direction s’est déjà attaquée à la façade et à la toiture, mais pas à l’intérieur. L’idée est de garder le style français, classique 18ème, en modernisant l’hôtel, pour qu’à son tour il puisse prétendre officiellement à la distinction «palace», instituée en mai par le gouvernement. L’hôtel n’a pas de spa, ni de piscine. Les installations techniques et ses chambres ont vieilli. Selon un proche du dossier, le montant des travaux se situerait entre 70 et 100 millions d’euros. Pas très loin de la place de Concorde, le Plaza se prépare lui aussi à des mois de chantier, avenue Montaigne. «Le Plaza Athénée va démarrer des travaux de grande importance suite au rachat des trois bâtiments contigus à l’hôtel l’an dernier, confie au Figaro François Delahaye, son patron. Ces projets sont prévus pour la fin de 2012. Parmi les éventualités, une fermeture pendant cinq mois est envisagée, à partir de novembre 2012».

Selon Gabriel Matar, directeur de Jones Lang LaSalle Hotels France, le prix moyen d’une nuit dans un palace oscillant entre 750 et 1000 euros, «défendre sa position est devenu de plus en plus difficile, car la concurrence vient à la fois des nouveaux venus et des anciens, qui dépensent des millions pour maintenir la niveau de qualité de leur produit». Pour mémoire, le George V avait été entièrement refait entre 1997 et 1999. «Sans cela, il serait aujourd’hui comme le Royal Monceau et le Prince de Galles avant leur fermeture», estime Gabriel Matar. «Nous avons actuellement le meilleur revenu moyen par chambre à Paris et nous n’avons pas envie de nos faire prendre des parts de marché par des nouveaux venus !», résume François Delahaye.

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Directrice générale de Reso France, Marie partage avec vous l'actualité de l'emploi et des ressources humaines.